Seyðisfjörður s'annonce comme un spectacle : la route depuis Egilsstaðir grimpe au-dessus du col de Fjarðarheiði, culmine à 620 m parmi des plaques de neige qui survivent en juillet, puis descend un escalier de cascades (comptez les chutes de la Fjarðará ; les estimations dépassent vingt) jusqu'au fond d'un fjord où un village de maisons en bois norvégien se déploie autour d'un arc-en-ciel. Sept cents personnes y vivent. Le charme par habitant est peut-être le plus élevé d'Islande.

Les cinq minutes de célébrité et la vraie ville

La rue arc-en-ciel et l'église bleue. Regnbogagatan, la ruelle peinte aux couleurs de la fierté conduisant à la Seyðisfjarðarkirkja bleue poudre, est le site le plus photographié de l'est et le mérite amplement : la composition de la rue, de l'église et de la paroi montagneuse derrière est tout simplement parfaite. La ville repeint l'arc-en-ciel en communauté chaque été, ce qui dit tout de ce qu'il représente ici.

La ville en bois. Les rues alentour abritent la plus belle collection d'Islande de maisons en kit norvégiennes du début du XXe siècle, expédiées en pièces détachées pendant l'essor du hareng : promenez-vous devant Skaftfell (le centre d'arts visuels de l'est, avec son bistrot), l'ancienne station télégraphique qui reliait jadis l'Islande au monde (aujourd'hui Musée technique), et des maisons qui portent leur siècle avec peinture et fierté.

La vie artistique. Pour sa taille, la gravité créative de Seyðisfjörður est absurde : la galerie et les résidences Skaftfell, des sculptures sonores sur les collines (Tvísöngur, les coupoles en béton dans lesquelles on chante, à 20 minutes à pied au-dessus de la ville, récompense l'ascension), le festival d'art LungA chaque juillet qui double la population, et une communauté d'artistes qui ont choisi le fjord délibérément.

Sur l'eau et dans les parois

Kayak dans le fjord. Le fond de fjord protégé offre la pagaie facile la plus panoramique d'Islande : des sorties guidées glissent devant des cascades, l'épave de l'El Grillo (le pétrolier britannique de la Seconde Guerre mondiale bombardé ici en 1944, désormais site de plongée) et des phoques qui patrouillent les eaux peu profondes.

Les promenades vers les cascades. Le grand escalier de la Fjarðará dispose de sentiers le long de ses rives (Gufufoss, la plus grande, est au bord de la route principale), et la promenade dans la vallée de Vestdalur monte devant Vestdalsfoss vers un lac de haute altitude : l'une des plus belles demi-journées de l'est.

Le mont Strandartindur et l'histoire des avalanches. Les pics qui encadrent la ville portent beauté et histoire : les glissements de terrain de 2020 ont reconfiguré une partie du front de mer, et la résilience de la ville, y compris les maisons historiques déplacées, fait partie de toute visite honnête.

La dimension du ferry. Le Norröna de Smyril Line navigue chaque semaine vers les îles Féroé et le Danemark, faisant de Seyðisfjörður le seul lien maritime régulier de l'Islande avec l'Europe : les matins d'arrivée, le village devient brièvement un port international, et regarder le navire longer les 17 km du fjord est un événement que les habitants notent encore.

Informations pratiques

Seyðisfjörður est à 25 minutes d'Egilsstaðir par le col (vérifiez road.is en hiver ; le heiði ferme par tempête et un tunnel reste l'éternel sujet politique de l'est). L'été apporte les festivals, les kayaks et tous les services ; l'hiver apporte un calme profond, les aurores boréales dans le noir du fjord, et la raison pour laquelle les maisons ici ont toujours été tournées les unes vers les autres. Les habitants de Tálknfjörður ne seraient pas d'accord, mais la meilleure nuit de l'est, c'est ici.

Questions fréquentes

Vaut-il la peine de visiter Seydisfjordur ?

C'est le village le plus charmant de l'est de l'Islande et le favori de nombreux voyageurs dans tout le pays. Minimum une nuit.

Comment rejoindre Seydisfjordur ?

Par le col de Fjarðarheiði depuis Egilsstaðir (25 minutes), ou par le ferry hebdomadaire de Smyril Line depuis l'Europe.

Qu'est-ce que la rue arc-en-ciel ?

Regnbogagatan, la ruelle peinte conduisant à l'église bleue : repeinte par la communauté chaque année et photographiée par tous ceux qui passent.