Egilsstaðir est la ville qui fait tout dans l'Est : l'aéroport, les supermarchés, le carrefour de la Route Circulaire, et le lit sur lequel la plupart des projets dans les fjords de l'Est reposent. Elle est récente selon les standards islandais (fondée en 1947, environ 2 500 habitants) et manque de charme à l'ancienne, mais elle compense par sa position : un lac avec un monstre, une cascade rayée, la plus grande forêt du pays, et des bains géothermiques flottants, le tout à moins d'une demi-heure, et chaque aventure dans l'Est passe par ses ronds-points.

Le lac et son résident

Lagarfljót s'étend sur 25 km (16 miles) au-delà de la ville, glacialement laiteux et profond de 112 mètres (367 pieds), et héberge le cryptide le plus durable d'Islande depuis 1345 : le Lagarfljótsormur, un ver serpentiforme dont les observations sont consignées depuis près de sept siècles (une vidéo de 2012 a relancé le débat, et une commission locale a solennellement examiné les preuves). Monstre ou courant, le tour du lac est le plus beau circuit de l'Est, et les habitants rapportent les observations avec un demi-sourire parfaitement calibré.

Hallormsstaðaskógur, sur la rive est, est la plus grande forêt d'Islande : 740 hectares de bouleaux et d'espèces importées, avec des sentiers balisés, l'anse d'Atlavík (camping de légende estivale islandaise), et l'amusement national d'un pays où « la forêt » est un endroit précis que l'on va visiter.

Hengifoss et Litlanesfoss. De l'autre côté du lac, la randonnée phare de l'Est monte en longeant la colonnade de basalte géant de Litlanesfoss jusqu'à Hengifoss, 128 mètres (420 pieds) de chute rayée de bandes d'argile rouge entre des couches de basalte noir : le gâteau à étages de la géologie. Deux à deux heures et demie aller-retour, et la meilleure courte randonnée de l'Est.

Le bain et la table

Vök Baths. La réponse géothermique d'Egilsstaðir flotte sur le lac Urriðavatn à dix minutes au nord : des bassins construits dans le lac lui-même (le nom vient des taches libres de glace que les sources chaudes maintenaient ouvertes, qui les ont révélées en premier), un bar à thé accessible depuis l'eau servant des infusions aux herbes locales, et des plongeons dans le lac pour les courageux. Ils ont comblé la pièce manquante du circuit de l'Est à leur ouverture en 2019.

La réputation gastronomique. Pour une ville fonctionnelle, Egilsstaðir mange bien : burgers de renne et agneau local dans les grills, le célèbre buffet de gâteaux de Klausturkaffi à Skriðuklaustur (le chantier de fouille du monastère et la remarquable maison de l'auteur Gunnar Gunnarsson, à 30 minutes en longeant le lac), et du skyr provenant des fermes du district.

La fonction de hub

Tout l'Est rayonne depuis ici : Seyðisfjörður et son village arc-en-ciel à 25 minutes au-delà du col (notre guide dédié le couvre), les macareux de Borgarfjörður eystri à 70 minutes au nord, le canyon de Stuðlagil avec ses colonnes de basalte à 50 minutes à l'ouest, la route des fjords vers le sud jusqu'à Djúpivogur, et les troupeaux de rennes sauvages qui descendent aux abords du district en hiver, les seuls animaux de ce type en Islande. Les vols quotidiens de l'aéroport vers Reykjavík font de l'Est une destination à part entière, sans le long trajet en voiture : voler, prendre l'Est comme base, et rayonner vers l'extérieur.

Questions fréquentes

Pour quoi Egilsstaðir est-elle connue ?

Le lac Lagarfljót et son légendaire ver, la randonnée jusqu'à Hengifoss, les Vök Baths, et son rôle de hub de transport et de services dans l'Est.

Vaut-il la peine de séjourner à Egilsstaðir ?

Comme base, absolument : deux ou trois nuits ici permettent de découvrir Seyðisfjörður, les macareux, Stuðlagil et le circuit du lac sans refaire ses valises.

Peut-on prendre l'avion jusqu'à Egilsstaðir ?

Oui : des vols quotidiens d'une heure depuis Reykjavík rendent l'Est accessible sans l'engagement de la Route Circulaire.